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Environnement et croisière : quelles sont ces compagnies qui luttent pour l’écologie et contre la pollution (1/2)

Hurtigruten, bateaux croisière et pollution, environnement et lutte pour l'écologie

Aujourd’hui l’environnement est au coeur de plus en plus de problématiques. Devenu un enjeu plus que crucial pour notre avenir et celui des générations futures, il est désormais nécessaire d’agir. C’est pourquoi les compagnies de croisière ont décidé depuis un moment de prendre ce problème à bras le corps en proposant des solutions concrètes et écoresponsables.
Alors, comment les compagnies luttent-elles contre la pollution ? Quelles sont leurs actions en faveur de l’environnement ? Quelles sont les prochaines innovations technologiques dans le secteur de la croisière ? Nous vous donnons toutes les pistes de réponses dans cette première partie d’article.

« En matière d’environnement, il est désormais urgent que les compagnies de croisière se retournent vers la mer. »

Francesco Paradisi, Senio manager business de Norwegian Cruise Line

COSTA CRUISES

Costa Diadema, comment Costa lutte contre la pollution des bateaux de croisière
Le Costa Diadema

Alors que la pollution engendrée par les paquebots de croisière est très régulièrement pointée du doigt, de nombreuses compagnies ont décidé de se reprendre en main et d’investir dans de nouveaux moyens technologiques plus propres et moins nocifs pour l’environnement et les habitants. À l’instar de Costa Croisières qui, depuis quelque temps déjà, s’efforce de mettre en place des solutions durables et écologiques.

À bord, la compagnie italienne a mis en place un programme de recyclage des déchets, en partie financé par la Commission européenne. Du nom de Sustainable Cruise, ce projet vise donc à réduire et à recycler les déchets solides et de réutiliser (voire éliminer correctement) les matières résiduelles.
Ainsi, 100% des déchets solides sont donc traités à bord : papier, plastique, batteries, plomb, verre, céramiques, métal. Les déchets alimentaires sont eux aussi recyclés.
Costa a aussi été la première compagnie à se voir attribuer la mention Green Star en 2005, ainsi que la certification RINA « responsabilité de production de l’environnement, de sécurité et de qualité. » Un programme également reconnu pour ses projets d’efficacité énergétique et de conservation de l’eau.

En mai 2015, la ligne est aussi devenue la première compagnie à adhérer au protocole de Milan, dont le but est de réduire considérablement le gaspillage alimentaire à bord. Pour ce faire, l’armateur a en l’occurrence décidé de passer un partenariat avec les Banques Alimentaires.
Chaque plat qui a été préparé, mais non servi pendant le dîner ira directement dans des réfrigérateurs sous vide, afin que la nourriture non consommée à bord puisse être apportée sans risque sanitaire aux Banques Alimentaires et associations d’aide qui font partie de l’accord. Celles-ci se chargeront ensuite de redistribuer les denrées.

Durant cette même période, Costa s »est aussi associé au groupe Whalesafe. Un programme axé sur la conservation des cachalots et qui est financé en partie par l’Union européenne. En conséquence, la compagnie italienne a installé sur ses navires des outils de surveillance permettant de suivre en direct le mouvement des cachalots afin d’éviter toutes collisions avec ces mammifères. Ce programme a donc une utilité à la fois sécuritaire et pédagogique puisque les enfants seront aussi sensibilisés à bord sur le respect de l’environnement marin, tout en protégeant ces zones.

Enfin, Costa a surtout investi dans la mise en place de moteurs plus propres. Ainsi, leur prochain navire, le Costa Smeralda, sera uniquement propulsé au GNL (Gaz naturel liquéfié). Une énergie plus propre qui permet de réduire de 25% les rejets de carbone, de 85% le reflux d’oxyde d’azote et de 95% ceux de particules fines.

données émises par Costa sur leurs dernières statistiques d’empreinte énergétique

MSC

De son côté, le géant italien MSC a aussi pris conscience qu’il devait agir afin d’aider le secteur de la croisière à sauvegarder un maximum l’environnement. Pour ce faire, la compagnie a investi en masse dans des programmes et des technologies de développement durable. Que ce soit à bord, comme en mer, MSC devient à son tour de plus en en plus écoresponsable :

Depuis la création du MSC Meraviglia, tous les nouveaux navires de la compagnie sont équipés d’un système d’incinérateurs, d’un broyeur alimentaire, de compacteurs et d’autres procédés de traitement de déchets et des eaux usés. Les déchets dangereux sont collectés dans des conteneurs adéquats pour une élimination à terre. Les cartons, verres, canettes d’aluminium et conteneurs en plastique seront aussi triés afin de faciliter le recyclage à terre.

De plus, MSC s’est engagé à bannir le plastique en le remplaçant par des conteneurs en carton ou en verre, de mettre à disposition des emballages en vrac, de participer à un procédé d’échange de bouteilles en verre par de nouveaux contenants lors des réapprovisionnements à quai, et de remplacer les petits articles consommables par des objets fixes. Exemple, depuis 2009, la société a substitué les produits de soins en mono-service dans les chambres et salles de bain par des distributeurs fixes et rechargeables de savon et de shampoing.

Toujours dans cette continuité d’éliminer progressivement le plastique de leurs services, la compagnie a annoncé que depuis mars 2019, pratiquement tous les plastiques à usage unique étaient retirés ou troqués contre des solutions plus écologiques. Le siège de la compagnie a d’ores et déjà demandé à leurs partenaires et fournisseurs de retirer tous leurs emballages en plastique de leur chaîne d’approvisionnement.

Enfin, MSC a mis en place une installation hybride d’épuration des gaz d’échappement (EGCS) sur ses navires, le MSC Fantasia et MSC Preziosa en l’occurrence, et qui utilise une nouvelle technologie pour assainir les gaz d’échappement du navire. Ce procédé permet ainsi de réduire la quantité des particules de souffre rejetées dans l’atmosphère. La compagnie prévoit également de moderniser d’autres de ses bateaux avec ce même système. À compter de 2022, MSC souhaite emboîter le pas à Costa en construisant ses nouveaux paquebots avec des moteurs nourris par GNL.

MSc et ses engagements pour l'environnement
le MSC Meraviglia

HURTIGRUTEN

En matière de soutien à l’environnement et d’investissement envers de nouvelles solutions durables, Hurtigruten figure parmi les meilleures compagnies de croisière. La ligne de fret et de croisières norvégienne sait que son rôle est important et qu’il est de son devoir d’agir rapidement et concrètement pour l’écologie. Pour ce faire, Hurtigruten a inauguré au moins de juillet 2019, le tout premier navire de croisière hybride : le Roald Amundsen et prochainement le Fridjof Nansen.

« Chez Hurtigruten, la recherche de solutions durables et l’introduction de technologies vertes sont au coeur de toutes nos activités. Nous opérons dans certaines des régions les plus spectaculaires du monde. Cela s’accompagne donc d’une responsabilité. »

Sur la même lignée que leur dernier navire hybride, Hurtigruten s »est récemment engagé à refondre trois de ses navires avec des moteurs électriques. Tous seront équipés de nouveaux moteurs aux normes dites Tier 3 et seront gréés de batteries et de systèmes hybrides. De même, ils recevront de nouveaux systèmes de connexion électrique à terre.

Cette nouvelle technologie permettra en premier lieu de moins polluer puisque les émissions de carbone seront réduites de 20%, mais aussi et surtout de permettre au navire d »avancer plus silencieusement et discrètement dans des zones maritimes.
À compter de l »année prochaine, ce sera donc au tour du Finnmarken, construit en 2002, puis du Trolljord et du Midnatsol (2003), de se voir poser de nouveaux moteurs plus écologique. À l »avenir, c »est l »intégralité de sa flotte qu »Hurtigruten compte transformer en bateaux hybrides.

comment les compagnies réussissent-elles à combattre la pollution des bateaux de croisière
Hurtigruten

La ligne a depuis longtemps remplacé les hélices de ses navires par d’autres plus économes en carburant qui ont permis de réduire de 10% la consommation depuis leur mise en service. En interne, la compagnie a aussi demandé à ce que les passagers débranchent leurs appareils électroniques lorsque ceux-ci ne sont pas utilisés, de recycler, mais aussi d’éteindre les lumières. Des gestes parfois bêtes, simples, mais qui bout à bout, peuvent changer les choses.

Enfin, Hurtigruten travaille très régulièrement avec des ONG (organisations environnementales) afin d« aider à la préservation et à la pérennité des destinations fragiles telles que l »Antarctique et/ou Svalbard.

DISNEY CRUISE LINE

Contrairement aux idées reçues qu’on pourrait avoir sur la firme, la compagnie aux grandes oreilles investit de jour en jour afin d’aider à lutter contre la pollution. Elle a d’ailleurs été parmi les premières à prendre conscience de son impact environnemental et de son rôle clé afin de contribuer à améliorer le secteur de la croisière. Depuis 2014, voici en l’occurrence les nombreux systèmes que Disney Cruise Line met en place.

À bord, c’est plus de 1 900 tonnes de déchets en métal, verre, plastique et papier qui sont continuellement recyclés depuis 2014. À titre d’exemple, Disney Cruise a eu l’idée de réutiliser l’huile de cuisson usée chaque semaine en la transformant en carburant bio-diesel afin d’alimenter une flotte de véhicules de transport dans son île privée dans les Bahamas.

comment les compagnies luttent elles contre la pollution des bateaux de croisière
Le Disney Magic

Ces mêmes initiatives se concentrent aussi sur l’économie d’eau et de l’efficacité énergétique. La ligne automatise les systèmes de climatisation dans plusieurs zones du navire. L’eau issue de ces unités de climatisation est ensuite récupérée et réutilisée pour laver les ponts.
En tout, c’est presque 30 millions de gallons d’eau douce par an qui est économisé de cette manière.

L’excès de chaleur engendré par les générateurs est réorienté pour permettre d’alimenter les évaporateurs transformant l’eau de mer en eau potable. De même sur Castaway Cay, des panneaux solaires servent à chauffer l’eau utilisée par les membres d’équipage résidant sur l’île. Les navires de la compagnie sont également équipés pour se brancher à une alimentation à quai, chaque fois que celle-ci est disponible sur un port d’escale.

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À l’instar des autres lignes de croisière, Disney souhaite à son tour éliminer définitivement le plastique de ses rayons. Depuis la mi-mai 2019, la société a remplacé toutes les pailles et agitateurs par du carton. Ainsi, Disney Cruise Line souhaite réduire de 80% la quantité de plastique dans les cabines en offrant aux passagers la possibilité d’acheter des sacs réutilisables à un prix normal. Tous les navires possèdent aussi des systèmes perfectionnés de purification des eaux usées.

Mais ce n »est pas tout. Disney a par ailleurs été la première compagnie à utiliser un revêtement de coque innovant et non toxique pour le milieu marin. Cette coque réduit ainsi la résistance de surface dans l’eau et permet de réduire la consommation d’énergie.
La compagnie a adhéré à un programme marin spécial, rassemblant des organisations locales à but non lucratif. Ainsi, les passagers peuvent supporter le programme Disney Wildlife Conservation Fund qui vise à aider l’étude de la faune et de la flore, de la protection de l »écosystème et de ses habitants.

Ce fond fournit également des subventions spéciales pour (re)connecter les enfants à la nature. En l »occurrence, il a permis de collecter pas moins de 45 millions de dollars qui sont directement allés à plus de 330 organisations à but non lucratif dans plus de 115 pays du monde. Sur Castaway Cay, la compagnie ouvre aussi à l »étude de la faune et de la flore sous-marine bahamienne.

Comment les compagnie luttent-elles contre la pollution ?
Infographie des dernières innovations communiquées par Disney Cruise Line

SUITE DE L’ARTICLE – Environnement et croisière : ces compagnies qui luttent pour l’écologie et contre la pollution (2/2).

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