Avec le Coronavirus, les formalités de voyage évoluent sans cesse. Pour relancer le tourisme après la pandémie, plusieurs pays envisagent déjà d’assouplir leurs conditions d’entrée. Parmi ces mesures, une exemption de visa pour les passagers de croisières.
Le tourisme mondial représente, en moyenne, 10% des PIB de chaque pays. Ce n’est donc pas pour rien que plusieurs gouvernements penchent actuellement sur les leviers possibles pour relancer le tourisme en prévision de la fin de la pandémie de Covid-19.
C’est ainsi que la Thaïlande a élargi l’exemption de visa pour les Français et les Européens de 30 jours à 45 jours. De son côté, le Sultanat d’Oman a annoncé que les touristes étrangers seraient exempté de e-visa dans le cadre de séjours inférieurs à 10 jours.
Comment savoir si un visa est nécessaire pour un pays ?
Si vous projetez un voyage en croisière, nous vous conseillons de vérifier les formalités d’entrée avant votre départ. Vous pouvez consulter le site internet d’une société de visa telle que RapideVisa afin de contrôler si le visa d’entrée est obligatoire ou non. Les informations sur leur plateforme en ligne sont actualisées en temps réels : validité de passeport nécessaire, visa obligatoire ou non, documents à fournir, délai d’obtention…
Leur site permet aussi de faire une demande de visa en 2 minutes et d’obtenir un visa sans stress. Ce type d’agence spécialisée comme RapideVisa est très pratique pour éviter d’accomplir la démarche fastidieuse de remplissage d’un formulaire officiel, et pour éviter de recevoir un refus de visa. L’agence s’occupe de tout à votre place, sans que vous n’ayez rien à effectuer, moyennant des frais de prestations supplémentaires.
L’avantage de supprimer le visa pour les croisières
Une autre mesure est envisagée par plusieurs pays : la suppression de l’obligation de visa pour les passagers de croisières. Le calcul est simple : le visa permet de contrôler le profil d’un voyageur, or les voyageurs de croisières ne restent que quelques heures à quelques jours dans les ports, et n’ont aucun intérêt à rester dans le pays. C’est pourquoi le visa est moins pertinent dans le cadre de voyages de croisières.
En effet, l’étude des documents obligatoires pour l’obtention d’un visa s’avère moins nécessaire par bateau, dans le cadre d’une courte escale de plusieurs heures ou quelques jours, que par avion pour un séjour dont la durée peut se compter en semaines. Les informations et pièces justificatives relatives à sa situation professionnelle ou encore à ses revenus ont peu de sens pour des voyages de cette nature.
Pour éviter la formalité contraignante de l’obtention de visa, il est donc possible que plusieurs pays suppriment les visas pour les touristes arrivant sur leur territoire par bateau. Cela permettrait de relancer le tourisme après la pandémie de Coronavirus.
L’inconvénient de la suppression d’un visa, pour un Etat, est l’absence de recette liée au prix du visa. Un visa coûte habituellement entre une dizaine d’euros (ESTA pour les Etats-Unis) à plus de 100 euros (visa pour la Chine). Entre les deux, la moyenne est d’environ 40 à 80 euros (visa Schengen pour l’Union européenne, visa pour l’Inde, etc). Mais si l’exonération de visa attire davantage de touristes en termes de nombres, le jeu en peut en valoir la chandelle car les voyageurs sont toujours amenés à faire des dépenses une fois dans le pays.

Un marché de la croisière en plein expansion avant le Coronavirus
Avant la crise du Covid-19 en 2020, le marché des croisières était en pleine expansion. D’après l’association CLIA (Cruise Line International Association), les années 2018 et 2019 ont été marquées par une croissance du nombre de passagers, que ce soit en Amérique du Nord, en Europe, ou en croisières transatlantiques.
Dans le monde, il faut rappeler que 30 millions de croisiéristes ont parcouru la planète sur les eaux en 2019. En France, plus de 500 000 Français voyagent en croisière chaque année. Parmi eux, environ 15.000 personnes choisissent de faire une croisière transatlantique. De son côté, Marseille est le troisième port d’escale le plus important d’Europe. Avec ces chiffres, on comprend mieux l’intérêt des pays à bien piloter leur politique d’obligation de visa d’entrée.
La particularité des croisières fluviales
Les croisières fluviales au sein des pays nécessitent parfois l’obtention d’un visa préalable, non pas pour débarquer du bateau à l’arrivée dans le pays, mais pour entrer sur le territoire avant de commencer la croisière. C’est le cas des croisières entre Moscou et Saint-Pétersbourg, par exemple, qui peuvent commencer après un atterrissage par avion dans la capitale de Russie.

Les autres critères à prendre en compte pour les règles de visa
Les règles de visa dépendent des accords de réciprocité : les ressortissants des pays accueillant les croisières doivent-ils de leur côté obtenir un visa pour se rendre en Europe ou encore aux Etats-Unis ? Les décisions sont parfois politiques et ne dépendent pas toujours de l’économie touristique, mais aussi de la géopolitique entre pays.
Alors, ira-t-on vers une exemption de visas d’entrée pour les voyageurs de croisières après la crise Covid ? Affaire à suivre…